Oustada Merveille

Il y a cet endroit, cet écrin de sérénité et d'amour, cette petite bulle de bienveillance, cachée au milieu de cette grande ville dingue. Mon envie de partager ce jardin secret est aussi forte que celle de le garder pour moi toute seule, égoïstement, pour qu'il ne change pas. Pour le conserver tel qu'il est, intensément magique, humain, parfait. Ce petit paradis, c'est Dar Nour, et c'est la création de Oustada Merveille, une femme belle et merveilleuse, une maman extraordinaire, du genre à apprendre à ses kids à méditer, du genre à ne pas s'encombrer d'une voiture, du genre à gratouiller des berceuses à la guitare à son bébé ou à publier une vidéo de son mari chilien en train de chanter en yaourt l'hymne national marocain, du genre à partager des conseils sur la respiration ou la gestion du stress dans ses storys facebook, une grande dame au beau coeur, à la sagesse et à l'écoute rare, qui fait du bien autour d'elle (connaissons-nous beaucoup de personnes qui consacrent leur vie à ça ?), qui sait accueillir sans devoir à tout prix réagir, qui sait penser et panser, qui sait rire et s'émouvoir, qui sait être aussi sage que déjantée, une femme unique, drôle, bouleversante, pétillante, innattendue, de caractère, qui renverse les codes en mixant les univers et les contradictions sociales bien établies, qui revient de loin, qui a eu plusieurs vies, une ancienne communicante totalement reconvertie mais qui a gardé tout le positif de cette profession, une femme comme tant d'autres et pourtant qui a su aller au bout d'elle-même, une femme que je connais à peine et pourtant qui m'inspire et qui a soudainement pris une place simple et pourtant immense dans ma vie ; car cette femme, c'est aussi ma professeure de kundalini yoga. J'ai décidé de l'appeler ici Oustada Merveille, car c'est un peu ce qu'elle nous enseigne et nous transmet, une vision du monde et de nous-même qui nous fait prendre conscience que nous sommes merveilleux, et que le monde l'est aussi. Puis dans merveille il y a "éveille", et c'est ce qu'elle fait, elle nous aide à nous éveiller à nous-même.

J'ai fait sa rencontre et celle du kundalini tout à fait par hasard (même si depuis j'ai appris qu'il n'y a aucun hasard, mais un juste mélange des énergies qui crée ce qu'on appelle naïvement "coïncidences"), à travers une personne, devenue amie depuis, que je connaissais à peine à l'époque (pas du tout en fait) mais qui, en m'accordant quelques mots un jour, en osant une brève mais intense conversation plus profonde que celles qu'on a en général avec des personnes qu'on ne connaît pas, a fortiori des collègues de travail, m'a ouvert une porte vers une nouvelle moi, vers un monde totalement nouveau et empli d'une infinité de possibles et de mieux. Waou. Une âme qui ouvre les yeux à une autre âme : je me dis aujourd'hui que c'est ça et seulement ça, la vie. Et elle aussi, cette amie, qui me dit avoir lu en moi une sorte de connexion ou de coeur prêt à recevoir et à partager ce qu'elle m'a dit et cette expérience de kundalini, elle aussi est une femme merveilleuse, totalement hors du commun, qui supplante tous les codes et tous les conformismes, derrière sa discrétion et son style où d'aucuns peuvent y voir une personne comme une autre, sans savoir ce qui s'y cache comme trésor. Chaque fois que je vois cette amie, je me réjouis d'avoir la chance de connaître un bout de son intérieur, de ce qu'elle est vraiment, et de tout ce qu'elle apporte de beau, de fort, de profond et de magnifique à ce monde. Elle a en quelques mois et avec tellement de pudeur, de délicatesse, de respect et là encore de discrétion, mais aussi de sincérité, de franchise et d'audace, totalement transformé ma vie, en lui apportant des perspectives totalement nouvelles, une oreille attentive et extrêmement pertinente, un puits de partage et de positivité. Elle a semé des solutions et des techniques pour m'aider à avancer mieux et plus loin sur ce chemin que j'ai toujours senti en moi, développé par moments, boudé par d'autres, qui est celui de la vie intérieure. Elle est aussi un exemple de courage, de force, un parcours difficile qu'elle réussit malgré chaque obstacle à porter et à mener vers quelque chose de mieux. On s'influence mutuellement, et forcément, ça crée des étincelles de bien.

Le kundalini yoga vers lequel elle m'a emmenée, au-delà de tous les échanges sur de nombreux sujets qu'on peut avoir par ailleurs comme toute amitié profonde et sincère, est tout simplement une sorte de voie d'accès rapide vers cette envie de sagesse et de paix intérieure. Une sorte de clé, de méthode, qui est en même temps la porte d'entrée vers un monde immense de réflexions et de possibles, et en même temps l'intérieur même de cette maison dont elle est la porte et la clé, de même que toute l'exploration et l'avancée qu'on peut y faire. J'y vois pour ma part une lecture du monde, une potion magique qui marche toute seule, même sans faire l'effort de discuter ou de lire à côté des cours. Mais plus on pratique, plus on pousse la discussion, la réflexion et les recherches, et plus les connexions se font, plus on va loin, et plus on réalise qu'on peut aller encore beaucoup, beaucoup, beaucoup plus loin.

Comme je le disais souvent à mes premiers contacts avec le kudalini, "c'est fou de se dire qu'une petite heure de postures pas extraordinairement compliquées (ce n'est absoluement pas ce que je pense quand je m'effondre lamentablement avant la fin d'un exercice sur une posture que je n'aurais jamais imaginée faire dans ma vie ! Mais il paraît que les autres formes de yoga nécessitent beaucoup plus de souplesse alors je prends conscience de la chance que j'ai d'être tombée sur cette pratique aussi douce et accessible) et de focus sur sa respiration puisse générer autant de bien-être et pendant aussi longtemps". Comment donc est-ce que ces quelques minutes semi-sportives concentrées sur notre petit souffle de terrien peuvent-elles insuffler en nous un tel vent de bien-être, et un tel élan d'énergie ? Ou bien serait-ce la douce voix rassurante de Oustada Merveille qui nous explique en même temps les bienfaits de chaque krya (exercice) sur notre corps, les mélodieux mantras qu'elle diffuse en fond sonore et qui nous emportent, les cercles de dikr qu'on a parfois en fin de séance, ou encore le partage bienveillant que nous faisons en début de cours, pendant lequel nous avons la possibilité d'être écoutés, quelques secondes, quelques minutes, quelques heures si on le veut, sans jugement. Sans jugement. Sans conséquence. Libres de partager ce qu'il y a en nous, que ce soit un coup de gueule, une peine, une joie, une réflexion. Aussi rare que précieux. Pouvoir être soi, trouver une réponse spirituelle dans le kundalini qui réconcilie toutes les religions et les croyances, en tous cas à la sauce Oustada Merveille, qui nous laisse tous libres d'être nous-mêmes. On arrive avec nos imperfections, nos parcours, nos semaines, et on se livre extérieurement ou intérieurement, et puis on se délivre, extérieurement et intérieurement. On entre en soi, on s'ouvre aux autres. Il se crée pendant le cours une forme de connexion magique entre toutes les personnes présentes, et on rouvre les yeux pour de bon en fin de séance, totalement déboussolés, sereins, chamboulés parfois en fonction des exercices et de notre état, mais toujours profondément reconnaissants et ressourcés.

Lors de mon premier cours, Oustada Merveille nous avait dit "vous allez voir, dans quelques temps vous n'aurez plus besoin de fond de teint". J'avais trouvé ça à la fois extrêmement motivant et excitant comme idée, tout en y croyant je l'avoue que très très à moitié. Selon ses dires, la désintoxication qu'effectue sur nos corps et nos organes le kundalini yoga à travers sa pratique allait permettre de purifier la peau et de la débarrasser de ses toxines, et du coup de retrouver une peau plus belle, moins abîmée, ainsi qu'un visage plus serein et plus lumineux. Ce qui me faisait nuancer ma réticence à ces jolies paroles, c'était justement le visage des étudiantes plus anciennes, que je trouvais extrêmement beaux et lumineux. Je leur ai donné des surnoms intérieurement d'ailleurs, comme Soleil Délicieux ou Petit Bonbon. Leur image dans mon esprit est toujours accompagnée d'une grande lumière et de beaucoup de positivité, alors que je ne connais absolument pas ces personnes dans leur vie de tous les jours. Même la tenue qu'elles portent diffère des vêtements de la vie quotidienne, et il m'est arrivé de ne pas les reconnaître "en vrai". Mais leur visage par contre continue d'interpeller. Sérénité, lumière, positivité s'en dégagent. Comment du coup ne pas croire un petit peu aux paroles d'Oustada Merveille ? J'ai décidé de la croire, et de me laisser porter par la magie incroyable du yoga qu'elle enseigne. Et en effet, quelques mois seulement plus tard, je ne dirais pas que je pourrais totalement me passer de fond de teint tous les jours (quoi que ? je suis en train d'oser peu à peu...), parce que d'une part ma peau revient de très très loin, et d'autre part parce qu'il faudrait que cela s'accompagne d'une hygiène de vie encore terriblement perfectible (😁), mais mon grain de peau a réellement changé, mon teint s'est clairement amélioré, de nombreuses personnes dans mon entourage ont pu me faire la remarque sans savoir aucunement que ce put être lié au yoga (ils ignoraient d'ailleurs que j'en faisais), mais m'ont dit que j'avais embelli. Y a-t-il meilleur compliment à recevoir dans la vie, encore plus pour quelqu'un comme moi qui manque terriblement de confiance en soi et qui trimballe des complexes physiques depuis sa plus tendre enfance ? Je ne crois pas. Quand c'est mon mari qui me pousse à aller au cours les quelques fois où j'ai la flemme (comment puis-je avoir la flemme d'aller vers ce truc magique qui me fait tant de bien ? j'ai du mal à me comprendre moi-même parfois !), quand c'est lui qui me dit à quel point il me trouve physiquement et surtout intérieurement mieux qu'avant, plus positive, plus dynamique, plus sereine, plus apaisée grâce à ces cours et qu'il a fait de lui-même le rapprochement, alors je me dis qu'Oustada Merveille avait raison : oui, je n'ai plus besoin de fond de teint, pas seulement sur mon visage, mais dans toute ma vie.

En fait, le kundalini nous aide à enlever le maquillage que l'on met sur nos corps mais aussi sur nos âmes. Car à travers lui (le kundalini, pas le maquillage ;)), on apprend à s'aimer telles et tels que l'on est. On n'a moins besoin de paraître, car on est et on (re)naît. On fait naturellement une sorte de tri dans nos entourages, en s'éloignant subtilement ou ne serait-ce qu'intérieurement de ceux, celles et ce qui nous apportent plus de négativité qu'autre chose, et on se rapproche du reste. On a moins besoin de se cacher, ou de s'armer, on choisit mieux nos "combats" -puisqu'il reste encore difficile de s'en extraire totalement pour l'instant-, on apprend à s'aimer et à aimer car c'est en s'aimant soi-même qu'on aime mieux et qu'on sème. On est inspiré(e). On grandit. On vibre. On voit d'un autre regard celles et ceux qui nous sont proches et chers. On réapprend à aimer son conjoint, son partenaire, sa famille. Plus fort, plus vrai, pour eux-mêmes, sans être dans l'attente du recevoir ou dans la projection. On est moins seuls, on a moins peur. On reprend confiance, et vie. On réalise l'ampleur et les contours de l'amour qu'on a pour son enfant quand on en a. On prend acte de l'impact que l'on a sur notre entourage, et à quel point être bien en nous-mêmes est essentiel. Dans un monde où, encore plus peut-être ici la femme, vit de sacrifices et d'effacements, se fait elle-même sans cesse passer en dernier plan, croit qu'en faisant tout pour les autres son monde ira bien, alors que finalement elle s'eteint à petit feu à l'intérieur, à l'heure où tant de femmes brillantes font payer à leurs enfants la vie rêvée qu'elles ont abandonné par pression, par manque de courage, par conformisme, à l'heure où les hommes n'ont plus le droit à la sensibilité, au sentiment d'impuissance, à l'échec selon les termes sociétaux et au vague à l'âme, à cette heure-là, le kundalini vient nous rappeler cet enseignement essentiel : sat nam, je suis la vérité. Mon identité est la vérité. Pas besoin de la changer ou de la maquiller. Au contraire, la laisser vivre, respirer, briller. C'est un message qu'on devrait se rappeler à nous-mêmes chaque seconde. Je suis la vérité. Je n'ai pas le droit de m'oublier, ça ne peut créer que du négatif. Je n'ai pas le droit de me dévaloriser, ça blesse mon âme. Je n'ai pas le droit de me restreindre, ça m'empêche d'apporter au monde ce que je suis venu apporter. Si chacun sur cette terre s'aimait sincèrement avant d'aimer les autres ou de faire ce qu'on attend de lui, il est très probable que le monde irait beaucoup, beaucoup mieux. C'est un long chemin que je viens à peine d'entreprendre, mais que j'ai longtemps cherché et tenté en vain de prendre, puis qui en quelques semaines vient de totalement se dégager, me montrer la voie, comme ça, comme par magie. C'est un nouvel espoir, un sens dans la vie, qui permet de se détacher de tout le reste, de l'entrevoir positivement, à sa juste valeur, de retracer ses priorités. De se détacher de l'éparpillement pour mieux s'attacher à l'essentiel, mais plus sereinement, et surtout plus intensément.

Ne prenons pas le mot magique, que j'ai employé plusieurs fois depuis le début de ce texte, au sens qu'on peut parfois lui accorder, de quelque chose de sorcier qui serait presque discréditable. Ne prenons pas ce mot à l'encontre de telle ou telle religion, ne prenons pas peur face au vocabulaire ou à l'univers du monde spirtituel du kundalini. Comme pour tout, il faut bien des codes, une méthode, une forme de dogme quasi inévitable pour s'appriorier cet univers et y entrer. Mais le kundalini a un dogme tellement léger, tellement accessible, tellement ouvert et serein, que je trouve particulièrement facile d'y pénétrer. Il est aussi sans risque, car il n'y a ni contrainte ni interdiction. Il faut juste s'y ouvrir, sans jugement. Il ne faut pas avoir peur des clichés et des remarques sectaires, des raccourcis faciles, de dépendances nocives. Oustada Merveille nous rend addicts, il faut le reconnaître, mais c'est bien malgré elle ! Et c'est une drogue terriblement douce et non insidieuse, je peux vous en assurer. Je ne peux pas nier le fait que quand elle a dû stopper les cours quelques temps je me suis clairement sentie en manque et j'ai d'ailleurs vu ma vie intérieure et même extérieure partir un peu en cacahouète. Car pas encore suffisamment armée, pas encore assez d'ancrage dans ma vie quotidienne, au-delà du cours encadré, encore trop d'ignorance et d'amateurisme dans ma pratique. Mais ces maîtres sont des sages bienveillants, qui sont peut-être bien les derniers êtres sur cette planète à ne pas vouloir faire de mal à une mouche. C'est un verre de vie pour nos âmes, qu'on peut remplir et re-remplir à l'infini.

Oustada Merveille est plus qu'une professeure de yoga. Elle a su créer cet écrin, au coeur de Casablanca, où elle enseigne, transmet, écoute. Où on peut après un cours parler de religion ou de pop star autour d'un thé. Où on peut pleurer en livrant nos souffrances, rire en écoutant une étudiante particulièrement drôle, s'inspirer, observer. Souffler. Arrêter de penser, pendant quelques secondes. Stopper la machine infernale qui fait de nous des êtres qui doivent penser à tout, être partout et tout le temps. N'être que nous-mêmes. Nous accorder du temps. Nous sentir liés, attachés, un. Repartir pour la semaine le coeur léger, solide, avec cette sensation d'avoir quelque part un foyer, une ressource, un lieu sûr où nous réfugier quand on en a besoin, où puiser la lumière qu'on a envie de répandre ensuite partout où l'on va. Je n'en suis qu'aux balbutiements de cet apprentissage, et pourtant déjà son impact dans ma vie est incroyable. Je ne peux qu'y voir une promesse de quelque chose d'immense ! Quand je roule tôt le matin pour aller travailler, que je mets un des mantras du cours dans la voiture, que je vois la mer magnifique et le ciel rosé, quand je prends conscience de la divinité derrière tout ça, quand je vois le sourire sincère et sans égal de ma fille, quand je me sens connectée à des tas de gens et que j'en prends conscience, qu'ils soient proches ou à l'autre bout de la planète, quand je sens mon coeur vibrer, quand je me découvre de toutes nouvelles réactions ou pensées très positives face à des situations qui m'auraient mise à terre il y a peu, quand je prends conscience de mon envie d'aimer mieux, quand je me ressens grandir en moi une force et une confiance que j'ai toujours cherchée sans la trouver, quand je sens mon humanisme décuplé paradoxalement au fait que je m'accorde enfin une vraie place à moi-même, quand je vois toutes mes faiblesses et tous mes pas en arrière mais que je sais que j'ai un moyen de changer tout ça, quand j'ouvre un livre conseillé par mon amie qui change totalement ma perception du monde et que je passe des heures à en parler avec elle, quand je fais des connexions incroyables sur des milliers de sujets, quand je sens que mon cheminement spirituel commence à rebondir sur des proches et à les entraîner à leur manière sur leurs propres chemins, quand je deviens beaucoup plus réceptive à des tas de choses, quand je me regonfle d'espoir, quand je sonne à la porte de Dar Nour, je dis, au fond de mon coeur : Merci. Merci la vie, Merci moi, Merci les guides que je croise, merci Dieu. Merci qui on veut, mais Merci.

Sat Nam

Si vous vous sentez inspiré(e), curieux(se), c'est par ici : https://www.facebook.com/Dar-Nour-Yoga-Formation-Th%C3%A9rapie-204119043772610/

Gawria Aromatisée

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