Imlil, bons baisers d'Atlas

Le Maroc regorge d'endroits canonissimes. J'ai goûté, regoûté, et re-regoûté à Imlil. Panorama.

Un havre de paix. Le départ pour la rando du Toubkal. La sérénité des montagnes. Le bonheur de vivre. Le silence de la nature. Les bruits des villages. Les sourires des gens. Les joues rouges des gosses. Freedom.  



Je ne sais trop comment vous raconter ce petit village, qui est loin d'être secret ou inconnu, plutôt couru des marcheurs et des marocains au contraire, mais qui garde un charme incroyable. Tajines dans ses petits snacks-restos, soba (soupe) et atays (thés), le bonheur de profiter du temps, simplement. Là-bas, dormir dans une jolie auberge berbère (avec une magnifique terrasse avec vue sur l'Atlas et sur la vallée), hôtel en centre (sans eau chaude un mois de février à cette altitude... souvenirs épiques), ou encore chez l'habitant. Ça, c'était notre première expérience, et on en garde un souvenir unique : on a dormi sur des bouts de matelas dans une petite pièce avec un petit salon et un balcon donnant sur une sorte de forêt à l'abri de l'Atlas ! Grandiose. Et surtout, la maîtresse de maison nous avait préparé un tajine de chèvre qui nous a marqués à jamais...

Imlil, c'est la promesse de promenades infinies. On a grimpé des montagnes, descendu dans des vallées, et surtout traversé des villages peuplés d'enfants ! Là-bas, les adultes sont cachés, et la rue (ou piste plutôt) est aux gamins. Quel bonheur pour moi qui frétille dès que je vois une bouille dans mon champ de vision ! Pierriers, sentiers, sourires, pyasages grandioses... Randonnées du bonheur. Même sans faire l'ascension du Toubkal (prévue au programme un jour quand même !), des tas de balades sont accessibles et possibles, sans guide, au plaisir des chemins.

L'anecdote magique : un soir, on opte pour une balade nocturne. On était tous les quatre avec Rajli et mes parents venus en vacances (je vous aime !). On est donc partis se balader au soleil couchant vers un petit village un peu plus haut que l'on connaissait, à une petite demi-heure de marche. Une fois là-haut, la nuit était tombée. Dans le village, au détour d'un sentier, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir une ribambelle de bambins en train de piailler en rangs d'oignon ! On leur demande ce qu'ils font dans un arabo-franco-amazigh très approximatif, et on comprend qu'ils attendent leur professeur pour les cours du soir... C'est là qu'on réalise que des enfants de 8 ans viennent à 21h, de nuit, dans un village escarpé des montagnes, assister à un cours pour l'école ! Et nous qui nous plaignions des cours de math du mercredi matin... Au-delà de ces considérations humanistes, le bonheur de l'instant. J'étais aux anges. Tous ces petits se sont mis à nous dire "bonjour bonjour bienvenue" en français, traçant une sorte de haie autour de nous, qu'est-ce qu'on était heureux ! Dans le noir on distinguait peu leurs visages, mais leurs voix et leur chaleur étaient là. Cadeau...

Imlil ne se raconte pas, il se vit. Allez-y.


Gawria Aromatisée

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