Bhgit drari

Je veux être une maman. Une maman d'un petit aroubi, un vrai marocain, pas d'un kilimini pur souche (cf. Dictionnaire d'une gawria) -même si en tant que française, j'ai de grandes chances qu'il soit physiquement de cette famille-là, mais je ferai tout pour qu'il se distingue dans le caractère. Quand je les vois ces gosses, courir dans la rue, libres comme le vent, débrouillards comme personne et avec un caractère de guerriers, je craque. Quand je les vois porter des cartables qui font 5 fois leur poids, se bagarrer pour un but dans un match improvisé, sortir de l'école en criant de joie, je craque. Quand je les vois bouder, piquer des crises, puis faire un bisou à leur mère, je craque. Quand je les vois lever la main devant un taxi quand ils traversent la rue pour protéger leur maman alors qu'ils font 80 cm de haut, je craque.

Leurs bouilles, leurs mini-bras, leur sourire innocent-malin, ils me font craquer de bonheur. Quels qu'ils soient, de Tanger à Ouarzazate, du souk des orphelins de Sidi Othmane ou d'un village berbère dans l'Atlas, ils font briller des étoiles au coin de mon cœur. C'est comme ça, c'est une drogue naturelle. C'est du baume à volonté. C'est le Maroc.

Vie, je t'aime.

Gawria Aromatisée

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